Le festival Les Émouvantes édition 2022.

 
Voyage en terres imaginaires !

Cette année le label phocéen invite son public pour les dix ans de son festival, pour un parcours en terres imaginaires.

Sans parodier la série de la télévision française crée par Frédéric Lopez diffusée et produite depuis 2004, “Rendez-vous en terre inconnues”.

L’affiche de l’édition 2022 du festival est différente de celles habituelles, cette année elle invite au départ maritime, accompagné par des oiseaux marins. Le moyen de transport symboliquement dessiné dans l’eau est un instrument à cordes, famille instrumentale chère au cœur du directeur de la manifestation Claude Tchamitchian.

Le lieu d’embarquement est pour la deuxième année le Conservatoire National de Région Pierre Barbizet.

Les six concerts présentent des destination variées, de la Grèce antique avec “Naïri”, le nouveau trio de Claude Tchamitchian, en format duo pour des raisons indépendantes de leur volonté, emmène le public dans les eaux de la mer Égée. Le deuxième voyage est l’amour, par une variation poétique et musicale sur les lettres d’Alban Berg à Hanna Fuchs, déclamée par Marc Ducret et joué par La Suite Lyrique électrique du quatuor Béla avec Marc Ducret.

 

 

Le vendredi 23 septembre c’est le continent américain qui est abordé par Bruno Angelini avec Transatlantic Roots, même si la déception est importante par l’absence de la splendide voiture américaine présente sur l’annonce du concert, la performance des trois musiciens permet aux spectateurs de la retrouver imaginairement.

 

 

Le dernier jour du festival, ce sont les terres arctiques qui sont proposées par Vincent Courtois sur les traces de Jack London. Les trois musiciens, dont l’agencement musical est atypique (deux saxophones et un violoncelle) créent l’ambiance des espaces où règnent les icebergs, rappelant les séances shamaniques encore pratiquées.

 

 

Il est évident que le tour du monde musical proposé par la dixième édition du festival des Emouvantes, dépayse autant les spectateurs que l’émission de télévision de Frédéric Lopez qui “présente aux téléspectateurs un peuple lointain, dont la culture et les traditions sont menacées par un mode de vie moderne. Cette découverte s’effectue via le regard d’une personnalité”.

La personnalité de la dixième édition du festival des émouvantes est, son public, fidèle pour la plupart présents depuis ledébut, chaque années ils se donnent rendez-vous entre eux pour l’année suivante, car comme chante Georges Brassens “Au rendez-vous..Y avait pas souvent de lapins.Quand l’un d’entre eux manquait à bord, C’est qu’il était mort”. Ce qui a été le cas cette année, un des fidèles n’étant pas présent, les copains du festival l’ont appelé, le soutenant et lui souhaitant de rejoindre le bateau en 2023 !

 

Jean-Constantin Colletto.

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